N'hésitez pas à laisser vos propres mots, votre voix, des "soufflantes" extraordinaires... une trace... un signe... votre chemin de lecture...
Alex O.
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Elle s'est mise à pleurer dans son sommeil. Je m'approche d'elle, m'assois à côté et pose ma main sur son visage. Elle dort, elle ne me voit pas mais me repousse. Dans quel étrange voyage est-elle partie, de quelle contrée effrayante est-ce qu'elle essaie de sortir ? Je reste près d'elle, je lui parle doucement... elle geint et ses traits se crispent. Alors je descends à mon tour, je m'enfonce dans ses sombres pensées. Des visages se dessinent, hideux, des bras se tendent, des mains m'agrippent... je l'aperçois au loin, au milieu de mille peurs. Je m'approche et chante notre chanson, celle du soir... elle se calme, la peur se dissipe, elle attrape ma main, la tire vers elle, sur sa poitrine... sa respiration se fait régulière, elle ronfle un peu... elle court maintenant dans le jardin près de l'arbre à rêves. Tout va bien, la nuit peut continuer.
plan du Glob (pour Chris et tous les Globber !) : [vous êtes ICI !] [2] [3] [4] [5] [6]...
Ils ont arrêté un homme. Il a avoué ce matin.
Je peux à nouveau voir Lili. Elle m'a réclamé souvent mais je n'avais pas le droit d'approcher.
A présent je ne la quitte plus. Elle pleure beaucoup... elle parle à nouveau. Le chemin sera long. On en a parlé avec la femme qui s'occupe d'elle à l'hôpital, une psychologue.
Une immense colère m'emporte, me submerge. A l'écart, je frappe l'air, je crie à mon tour, je hurle ta souffrance et la mienne Lili. Je cherche l'accalmie, là où le vent fait semblant de souffler en brise légère. Là où je peux fermer un peu les yeux et revoir ton visage d'avant. Celui des jours heureux, des rires déferlants et des pleurs sans lendemain.
Comment ai-je pu ne pas m'en apercevoir... ne pas comprendre tes appels ?
Avec le temps... tout repousse, même les images éclatées, les regards noyés, les espérances anéanties. Je sais que Lili vivra, son histoire restera, elle redessinera des soleils flamboyants... et la peur, celle qui tord le ventre et enferme la parole, s'estompera peu à peu. Mais jamais elle ne disparaîtra complètement, elle restera là, comme un veilleur, souvent silencieux, surgissant parfois, prompt à l'alerte.
Et Lili, avec le temps, devra renaître...
Alors viens, prends ma main on rentre à la maison. Je te chanterai notre chanson, celle du soir, et tu t'endormiras.
A toutes les Lili...
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Vos soufflantes..