N'hésitez pas à laisser vos propres mots, votre voix, des "soufflantes" extraordinaires... une trace... un signe... votre chemin de lecture...
Alex O.
| Novembre 2009 | ||||||||||
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La petite mort parcourt mes jours
De chasseur pacifique du sombre «enguenillé»
Et le soleil réveille en moi le vent léger
D’un matin frais de nos étés armoricains.
Elle, enfante chaque jour
L’espoir de partager encore
L’innocence frêle et colossale
De nos mémoires entrevues.
Et je reviens à mes pas
Qui menèrent si loin
Le centre de nos joies.
La lune incarnée pousse
L'eau soulève le voile
Sa main décidée tisse
Dans mes cheveux une toile
De tendre lin,
solides crins.
Au petit matin
Je m'en allais
Sur les chemins
De bitume et de verdure.
Le vague à l'âme
Les yeux perdus
Dans les heures écoulées.
Comme bois de lumière
Sous la paume de pain
D'un ébéniste sage,
Pousse l'arbre-nuage.
Comme pierre moussue
Sous l'âme ruisselante
De gouttes d'eau sans âge,
Fait trois mots de présage.
Pour lire encore l'ouvrage des jours venant,
sur le noir pupitre qui trône dans l'antre,
il faudrait mille écus et qu'un immense vent,
soulève des marées, Yggdrasil en son centre.
En dormant, j'ai rêvé des contrées de l'Outre
Où l'arbre à figues rouges pousse ses racines
Prêt de votre maison aux croisées de poutres
au coeur du limon qu'hantèrent les ondines.
Vos soufflantes..