Citadelle... l'autre il serait une fois [8]

Publié le par Alex Owl

    L'étrange véhicule s'est arrêté, les deux homme ont descendu le brancard et l'ont poussé jusque dans une salle blanche et froide. Jewanir était toujours allongé sur le ventre, le trait d'arbalète fiché dans l'épaule.

    Un apothicaire aussi blanc que les murs est entré et s'est mis à lui parler tout en se lavant les mains face à une fontaine murale au fonctionnement des plus étranges. Sans rien comprendre de ce qu'il disait, il le vit s'approcher, enfiler des gants translucides et palper sa blessure puis son bras et son poignet. Il semblait lui expliquer quelque chose. Finalement il se redressa, lui sourit puis dit quelques mots à une femme derrière lui et disparut.

    Le jeune homme se laissait faire, il se sentait en sécurité. Il ne savait pas pourquoi mais il sentait que ces gens ne lui voulaient pas de mal. Devait-il pourtant se fier à son intuition qui lui avait fait défaut une heure avant ? Il ne relâchait pas son attention, aucun son ni aucun mouvement ne lui échappait.

    La femme, restée près de lui, fit quelques manipulations dont il ne comprit pas le sens. Elle le piqua sur l'autre bras avec une aiguille creuse et y accrocha un tuyau fin dans lequel coulait un liquide transparent. Puis elle nettoya la blessure.

    Elle se mit devant lui, à sa hauteur, et tenta de lui faire comprendre ce qu'on attendait de lui. Elle fit plusieurs fois le mouvement du dormeur, les deux mains jointes, à plat, et placées sous sa tête penchée. Jewanir secouait la tête à chaque fois, il n'avait pas envie de dormir. Elle lui montrait aussi la blessure en faisant le geste d'arracher le trait. A l'évidence elle lui expliquait qu'elle allait le soigner et il se laissa faire.


    Elle lui colla des pastilles sur la poitrine, lui entoura le bras d'un morceau d'étoffe grise et relia les pastilles à un boitier clignotant qui se mit a émettre des bips réguliers. Elle sembla appuyer sur un bouton et l'étoffe grise autour de son bras se mit à le serrer de plus en plus fort. Jewanir s'affola, voulu enlever le morceau de tissu, tenta de l'arracher mais l'infirmière l'en empêcha avec un geste apaisant de la main, lui signifiant d'attendre. le blessé se calma et la sensation de resserrement disparue progressivement.


    La femme s'absenta un instant et revint avec un tube à piston qu'elle connecta au tuyau. Puis elle poussa le piston et un liquide blanc épais se dirigea vers son bras... Jewanir tressaillit mais ne dit rien. Ses paupières devinrent lourdes et il sentit la salle blanche se dérober, disparaitre peu à peu. Comprenant ce qui lui arrivait, il eut tout juste le temps de prononcer intérieurement le chant de l'entre-deux. Il projeta son esprit là où lui seul pouvait aller, a l'abri des agressions subies par son corps, des poisons et de la douleur. Il stabilisa ce nouvel état.

    A quelques mètres de ce qui n'était maintenant plus que sa conscience, impalpable, il vit son corps s'endormir calmement au rythme du bip de la machine. L'infirmière diminua l'éclairage en manipulant un tout petit bouton sur un mur puis des grosses lampes s'allumèrent au plafond, focalisées sur son épaule blessée. Il resta vigilant, près à envoyer à son corps une injonction d'éveil et à le réintégrer pour s'enfuir s'il le fallait.

    Un homme habillé d'une longue toge verte et masqué entra à son tour. Il portait une toque et des lunettes. Jewanir reconnut l'apothicaire qu'il avait vu l'instant d'avant. L'homme s'approcha du corps endormi pendant que la femme approchait un charriot chargé d'outils brillants. Il saisit l'un des outils et après avoir vérifié l'écran de la machine et fait un signe à l'infirmière, il incisa la chair autour de la flèche.

Le jeune homme ne ressentit rien, aucune douleur. Le lien de protection fonctionnait. Sa conscience et ses sensations retranchées loin de son corps, il ne laisserait passer que ce que sa volonté accepterait. Il contrôlait les échanges d'informations sensorielles comme on le lui avait appris.

Il laissa faire le chirurgien et concentra sa conscience vers l'entrée de la salle, aux aguêts.


Publié dans A suivre...

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Tyrane 07/04/2007 18:17

Aucun rapport avec le texte non plus (je le lirai à tête reposée ;-))... Pour la zique sur mon blogounet de moi, mon lecteur et les morceaux sont sur  mon espace perso ! Ca doit être pour ça que ça marche jusqu'à ton bureau ! D'ailleurs, j'suis ravie d'animer tes journées de travail :-). Envoie moi un p'tit mail si tu veux en savoir + (tyrane@cegetel.net)
La biz biz

chris 05/04/2007 12:51

Rien à voir avec cet article, mais tu devrais peut-etre aller faire un vol de nuit au-dessus de Germaine!
Histoire bien démarrée mais elle est en train de s'embrouiller avec ses broches à tricoter... peut-etre peux tu la remettre sur le droit chemin de la trame .......
Je n'arrives plus, toute seule, à la dompter !