Citadelle...l'autre il serait une fois...*****

Publié le par Alex Owl

   
    A travers les distorsions visuelles dues à la douleur et au choc, Jewanir vit, en arrière des passants regroupés, le visage de Trébu qui souriait en le regardant. Il connaissait bien cet homme brutal dont la seule fonction au sein de la Citadelle était de répandre la peur en dehors des murs pour éloigner les téméraires et les curieux qui seraient tentés de pénétrer dans la ville forteresse. Et lorsqu'un pauvre erre, plus désespéré ou plus débrouillard que les autres réussissait à s'approcher trop près des mûrs épais, c'était lui encore qui donnait la chasse et jamais plus on n'entendait parler du malheureux.

    Une vague brûlante parcourait l'épaule du jeune homme à terre. Chaque respiration lui déformait les traits d'une affreuse grimace et il se sentait de plus en plus faible. En arrière des badauds, Le chevalier le fixait toujours de ses yeux vides de toute compassion. Ce regard avait dû glacer plus d'un homme, plus d'une femme et même plus d'un enfant au moment où, avant de donner le coup de grâce, Trébu aimait fixer sa proie au plus profond des yeux pour y puiser les derniers instants de terreur et s'en délecter.

    Une énorme cicatrice qui parcourait son visage de haut en bas, et son crâne chauve terminait de lui donner un air inquiétant. Le plus souvent il cachait son apparence sous le capuchon de son lourd manteau. Mais au moment de l'agonie, pour mieux voir sa victime ou peut-être pour être sûr que cette dernière sache bien qui lui infligeait souffrance et mort il se montrait toujours à visage découvert, comme à cet instant.

    Mais jewanir ne voyait pas Elbasi. Il ne devait pas être loin car Trébu et Elbasi étaient ensemble lorsqu'il les avait croisés. Il tourna lourdement la tête à sa recherche. De tous temps, les deux guerriers assassins étaient toujours allés de pair, jamais l'un sans l'autre, comme le manche et la cognée, comme le prédateur et sa proie. Même si Trébu était le supérieur hiérarchique d'Elbasi au sein de la Caste des Chevaliers de Citadelle, Jewanir savait par expérience que c'était ce dernier qui tirait les ficelles de leurs exactions. Il l'aperçut finalement derrière lui, au bord du cercle de passants.

    Ils avaient à l'évidence, décidé de terminer leur travail mais la foule les en empêchait. Un hurlement affreux retentit soudain dans la rue. Les passants levèrent la tête... les deux chevaliers se retournèrent comme un seul homme, près à se défendre. Trébu se frotta instinctivement l'avant-bras gauche, un tel cri faisait ressurgir le cuisant souvenir de la nuit au cours de laquelle, sa rencontre avec le Loup Blanc, lui avait coûté une main. Il fit un signe de la tête à Elbasi et ils disparurent.

[à suivre...]

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Alex 07/03/2007 10:31

Salut Missy, les rêves ne s'arrêtent jamais même devant des montagnes de neige... et c'est bien comme ça sinon nous n'aurions plus rien à poursuivre !-Osiris si tu es là frappe trois coups !-Tap, Tap, Tap...Oui, bon, ça doit être le vent dans les volets... je commence à n'être pas très rassuré moi, il est censé être de l'autre côté de l'Atlantique Osiris... et avec ces histoires de loup, de Citadelle et d'assassins... brrrr !-Tap, Tap, Tap......

Osiris 07/03/2007 05:02

Plus ça va, plus ça me plaît ces histoires croisées, comme un écho de pensées... C'est d'enfer...Demain la suite chez moi...Mais jusqu'où s'arrêteront-ils ???

missycalou 05/03/2007 13:06

Il a neigé!!! Il y a tout ce qu'il faut dans les hauteurs des montagnes ...des mètres de neige!!!!!! des kilos de neige!!!! du froid et de la neige!!! Que rêver de plus!