Citadelle... l'autre Il serait une fois... **

Publié le par Alex Owl

Après quelques vacances et absences, voici la suite de "Citadelle... l'autre il serait une fois." qui répond à l'histoire commencée par Osiris le 12 février dernier et que vous pouvez lire ici . Elle se déroule au fur et à mesure de l'évolution de "Il serait une fois...". Bonne lecture des deux côtés du miroir. Alex Owl.


A son réveil, il s'était retrouvé dans une ville inconnue. Des bruits étranges lui parvenaient au loin, des grondements, des sifflements, des voix et des bruits de pas. La petite rue dans laquelle il s'était retrouvé était en cul-de-sac et déserte. L'ombre du crépuscule ou de l'aube le cachait. Un animal s'enfuit au milieu de vieilles boites de métal lorsqu'il voulu s'asseoir. Il se recula derrière une caisse en bois et des bidons pour mieux se cacher. Il avait la bouche sèche et les membres douloureux comme après un dur labeur. Il sorti sa gourde et avala une gorgée d'eau. Puis il repensa au message que sa mère lui avait glissé. Il le déplia et se mit à lire. Il était écrit par prudence, dans une très vieille langue de son pays que seuls les membres de sa famille parlaient encore lors de certaines cérémonies :

« Mon très cher fils, si tu lis ce message c'est que tu es vivant. Le Très Haut Conciliateur te garde. Sois prudent. Quelques membres du Haut Conseil ont jugé que l'exil était encore trop doux pour le fils du Consul Suprème et vont envoyer deux sbires à leur solde sur tes traces par la porte de l'Outre-Temps. Leur mission est de te faire disparaître à jamais. Leurs commanditaires briguent sans doute ta succession. Ils sont très entraînés mais tu as une longueur d'avance sur eux car tu connais maintenant leur existence et leurs projets. Ton père est pour le moment lié par le Haut Conseil mais il cherche un moyen de t'aider. Anna a été jugée et sera exilée à son tour dans quelques jours. Personne ne fait attention à elle car elle est d'En-Bas. Je lui ai parlé. Si ce n'était son origine, sa beauté et son courage sont tels qu'elle serait digne des plus hauts chevaliers de notre Citadelle. Je lui ai donné de tes nouvelles et lui ai remis une bague qui, utilisée comme le faisait ton grand père, pourrait vous permettre de revenir vers nous. Retrouve-la et revenez-nous. Que l'Eau de l'Etrange Rivière t'accompagne. Ta mère. »

Il entendit du bruit derrière lui, au fond de la ruelle. Il replia le message et se recroquevilla autant qu'il le pu derrière les caisses. Il se fit silence et immobilité, il se fit transparence, presque absence comme on le lui avait enseigné. Il ralentit les battements de son coeur et calma l'ouragan émotionnel qui l'envahissait. Après quelques secondes, il y parvint enfin, ses mains cessèrent de trembler, lorsqu'il aperçut le premier. Il le reconnut presque aussitôt, Elbasi, un chevalier de la Citadelle au regard dur et fermé, aux gestes brusques et à l'arme prompte. Et si Elbasi était là, Trébu, son acolyte de toutes les batailles et de tous les massacres ne devait pas être loin. Et en effet, il apparut à son tour dans le champ de vision de Jewanir, au travers d'un interstice de vieilles planches, dans son armure de cuir et de mailles, l'oeil perçant la nuit à la recherche de quelque proie.


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